Je n'ai rien vu mais j'ai tout dit

Parce qu’on ne peut pas dire ce qui ne se dit pas, j’ai choisi de ne pas dire ce qui se dit, par un tour de force miséreux j’ai choisi de comprendre au lieu d’apprendre car tous les jours nous apprenons malgré nous, ce qui n’est pas le cas de la compréhension,

j’ai éteint la lumière et comme par miracle j’ai vu ! J’ai marché dans le noir en arpentant les chemins jonchés d’obstacles avec pour seules aides l’instinct, le rêve et surement un ange gardien, j’ai ouvert un livre abandonné sur la route, il disait « vois, comprends et surprends » j’ai nié les signes, pris le choix de m’adapter pour m’effacer.

 

Les pygmalions sont errants sans leur jeunesse et leurs forces d’esprit que le temps s’amuse à éroder, ces hommes qui représentaient la force n’ont même plus le courage de se détruire, comme une résignation, ils laissent la vie les dessécher,

 

je marcherai sur les dépouilles des penseurs. Celui qui sait est toujours celui qui ne veut pas savoir, faire croire qu’on ne sait rien reste un grand savoir, entourez-vous de jongleurs, de bouffons, de putes et de fous, parlez de cul, de débauche, de croyances et d’enfer, sur la piste des artistes vous brillerez de milles feux.

 

J’emmerde l’amour, la bonté et les cieux, ce soir là j’ai pissé à côté de la cuvette, rentré en titubant, retrouvé mon lit et me suis seulement endormi,

 

tu veux vraiment savoir de quoi j’ai rêvé ?

Yes we can god !

Memo du matin : j’allume mon lecteur cd contenant mon vieil album de « Cat Stevens »

 

je me rappelle de n’pas être en retard pour mon rendez-vous, un truc administratif apparemment important.

Sur un air de « Wild world » tout parait directement moins important.

 

Tiens! le soleil brille ce matin, laissera t’il suggérer une bonne journée? On a le droit d’y croire après une longue période de froid et d’intempéries ayant un air de fin du monde.

Je m’imagine parfois recevoir une parole des cieux me demandant de construire une arche et lui répondant d’attendre que j' fasse au moins une formation d’ébéniste… Tout ça pour un taff bénévole, bon pour sauver la planète c’est vrai… Bien que moi, sur ma planète le monde est sauvé par un anti-héros bourré mais drôle style « Jack Sparrow »

 

D’ailleurs sur le fait de sauver cette chère planète, je ne laisserai pas couler l’eau pendant que je me lave les dents.

Quand Dieu me convoquera au paradis si tant est que j’y accède suite à mes bonnes actions…moué… il me demandera ce que j’ai apporté au monde, je pense que je lui dirai que j’ai mangé 5 fruits et légumes par jour le tout dans un shaker aromatisé avec du rhum pour oublier la merde dans laquelle il nous a foutu et je dirai au grand barbu à coté de lui que j’ai pas pu construire son arche parce que chez "Brico" les planches de bois coûtent la peau du cul !

 

 Pour terminer, je nommerais ce memo « yes we can god ».

 

Bonne journée à tous.

Elle sait

Elle sait la douleur de la solitude, celle qui pointe son nez quand la lumière du soleil laisse place à la lueur des bougies, quand son ombre vacille sur le mur au rythme des mouvements de la flamme,

 

elle sait la peur des proies face aux monstres nocturnes, celle qui serre la gorge quand des pas résonnent dans son dos,

 

elle sait la colère éphémère quand elle marche face aux murs, quand ceux-ci se rapprochent et déchaînent les cerbères,

 

elle sait que derrière cette vitrine l'odeur de l'argent sent mauvais mais apaise les sombres pensées,

 

elle dit que le diable l'a enfantée et la suit jusque dans son lit, la terreur est ailleurs et surtout dans le nid .

Quand nous serons légion

Du passé au futur une toile se tisse, je cherche des portes où il est écrit « accès interdit » non pas que la facilité me déplaît mais plutôt l’inconnu et l’interdit me font vibrer, j’ai trouvé la force des mots comme passe d’entrée, j’ai appris que le regard n’intimidait pas seulement sous la colère, le caméléon s’adapte pour se cacher et mieux chasser, fourbe mais efficace, nous avons tous des techniques de prédateur, certaines plus contestables que d’autres,

 

je ne suis plus un combattant mais plutôt celui qui te susurre à l’oreille quel combat mener et pourquoi le mener, nous ouvrirons la boite de pandore quand nous serons légion…

 

dehors il fait beau ! Nous sommes des adeptes de l’hédonisme mais ne devons pas rendre éparse la quête intellectuelle, personne n’est dénué d’émotions, de sentiments, d’avis propre…

 

Une fenêtre sur la vie, sur des attitudes, sur des visages grisés ou ensoleillés, nous devons comprendre avec facilité et assiduité, quand le vent se lève sur la nuit des sons et des odeurs m’enivrent me faisant tituber dans une réalité à mon sens instable, peut-on marcher droit dans un univers cabossé ?

Je ne resterai pas à ma place et essaierai d’ouvrir des portes de compréhension réservées à une élite.

Oh mon Dieu !

J'ai eu une vision, le ciel s'assombrissait, le sol tremblait, la mer bouillonnait, je me suis vu courir devant mon miroir et y passer à travers, comme transporté dans une autre dimension et d'un coup le calme plat, pas de vent, pas de cris éloignés, je hurle à faire péter mes cordes vocales mais aucun son ne sort...

 

Au loin je vois une silhouette s'approcher de moi, en short, t-shirt à l'effigie de Mario Bros et de grosses lunettes rondes...Bordel un Geek !

Tiens j’entends de nouveau, le son est revenu, cet homme étrange me dit,

 

- j'ai modifié les nombres infinis dans l'espace-temps pour contrôler ta perception du monde, je peux tout changer à ma guise

 

- Mais qui es-tu?

 

- Je suis Dieu mon enfant ! ...Merde Dieu est un putain de geek?

 

- C'est exact j'ai déjà envoyé Steve Jobs sur terre pour qu’il construise l'arche du futur, l’iphone vous sauvera tous bande de pécheurs et je te renvoie sur terre pour que tu prêches la bonne parole, dis au monde entier qui je suis et quel sera son salut...

 

Voilà mon histoire à moi, petite brebis égarée, aujourd'hui je mange une sorte de patée pour chat dans une chambre cadenassée parmi une cinquantaine de cinglés... putain de geek céleste ! Je n'aurais jamais du raconter la vérité, le monde n'est pas prêt.

Tais-toi donc !

"Il n’y avait rien d'écrit sur ce mur pourtant le monde s’y arrêtait pour contempler et justifier une phrase taguée à la haine du monde..."

 

Tout là-haut au sommet du pouvoir ils laissent répandre l'art porteur de messages de guerre envers la société telle la musique aux paroles acides, ils ne l'interdisent pas et la laissent même disposée à la grande masse, l’illusion d'un choix ? d'une carte blanche?

 

Nous pouvons toujours détester la société et se sentir libre de dire NON! Même si rares sont ceux qui le diront réellement. Le retour des grandes gueules médiatisées ne sera plus, on ne diffuse plus les artistes qui disent "j'emmerde ton interview, tes questions à la con, ton plateau d'enculés et tes invités inintéressants... j'me casse! "

 

 Alors on se raccroche aux grandes gueules des années 80... Mais que seraient-ils aujourd'hui? Simplement jamais ils n'auraient été les grands hommes qu’ils sont devenus, en 2012 Bashung boirait de la grenadine, Richard Bohringer dirait pardon à chaque fin de phrase, Gainsbourg porterait des patchs anti-tabac et Ardisson poserait des questions à la Julien Lepers... ha ça c'est déjà fait !

 

Hier j'ai vu une interview censurée sur un jeune groupe de rock qui expliquait qu'avant de monter sur scène il buvait une bonne bière voire deux...résultat la censure 2012 a fait son boulot, rien ne vous choque? Rock, bières, jeunes... Je ne parlerais pas de liberté d'expression mise au placard par les médias...ce serait bateau mais plutôt du fait d’imposer une course à la bien-pensance et au bien être de l’individu qui me débecte, fous-toi tes " special K " au cul et n'ai surtout pas honte d'être différent, la différence fait la richesse, c'est là, la première porte ouverte vers un monde non aseptisé et plus intellectuellement indépendant.

 

(Ceci est une propagande néfaste au bien être de la société, veuillez effacer ce message de votre ordinateur sous peine de sanctions pénales.)

On the road again... Putain !

C’ est à ce moment là que j’ ai compris que moi aussi je pouvais être libre, que moi aussi j’ avais le choix, soit de marcher sous la pluie comme un clodo ou de rouler en grosse berline sans me soucier du temps pourri, c’ est à ce moment là que j’ ai compris que je pouvais emprunter mon propre chemin, même le plus sombre, le plus inaccessible, le plus flippant, celui que personne ne prend, avoir le choix, pas pour toi ni pour nous ni pour eux, non…pour moi !

 

il est difficile de se décrocher de l’enfance, un jour il semblerait qu’ il faut le dire « allez ca y’ est je le sens là, je saute dans la merde à pieds joints, je crame mes jouets et j’pars essayer de devenir acteur de la vie active» de toute façon la merde on se la prend tous en pleine gueule un jour ou l’autre, à 15 ans je connaissais la nuit, j’avais retourné les questions du monde des ténèbres dans tous les sens, la seule à laquelle je n’ avais pas encore répondu était : est-ce qu’elle me connait ?

 

Alors j’ ai appris, dans les films, les bouquins et des mecs qui en parlent si bien, pas des mecs gominés style boys band qui dansent sur la piste comme des thons en boite, mais des vrais gars, ceux qui restent le coude au bar affichant une sale tronche de midi à minuit, les doigts jaunes et l’ haleine de bourbon, « pourquoi arrêter d' boire ? C’est la vie qui m’ tue ! »

 

C’ est à ce moment là que j’ ai compris, pourquoi choisir un chemin quand celui de la nuit t’a choisi, on prend des coups on s’ défend on en rend, on pisse du sang puis on s’ vide une bouteille et on gerbe dans les chiottes…puis on s’ réveille avec de vagues échos torturés qu’ on préfère laisser s’ en aller… et puis on recommencera…

 

je ne parle pas là de nuits bien trop arrosées et débauchées, non je parle là de la vie, la tienne, la nôtre, la leur… on reprend toujours la même route, le changement n’est qu’ une illusion, un nouveau décor, pour l’ un cette nouvelle route sera un eldorado pour l’ autre elle ressemblera juste à une putain…

 

Moi ce que j’ en dis c’est que dans tous les cas au bout de celle-ci on s’ferra tous baiser, autant partir en ayant joui un maximum de fois !

Même la nuit s'échappe

Lorsque le voile de la nuit tombe lentement et que l’alcool inonde tes sens, lorsque tu entends ta musique préférée sur fond de lourdes basses, tu te mets à bouger le corps plein d’assurance, alors qu’a travers mes yeux, ta danse ressemble à celle d' un ivrogne joyeux,

 

tu étais bourrée le jour de notre première rencontre, mais cela m’a fait sourire, nous ne nous sommes plus quitté depuis cette nuit teintée d’ infractions et de paillettes dorées, nous avons passé des nuits à boire et à se comprendre,

nous sommes entrés dans un ballet désordonné fait de sueur, d’ éclats de rire, de corps emmêlés, de caresses, de sexe, guidé par l’ excès,

nous ne nous disions pas « je t’aime » mais nous citions « je t’ ai aimé » comme un pied de nez aux histoires à l’ eau de rose, étant conscients que l’amour ne dure pas, nous parlions au passé comme pour déjà s’ habituer au jour où tout s’ arrêterait,

 

quelques temps après, j’ ai arrêté de t’ aimer comme j’ ai arrêté la clope, avec du temps, petit à petit, car l’ érosion œuvre aussi sur les sentiments du moins j’ ai essayé de me convaincre que je ne t’ aimais plus, mais pas facile d’ oublier, tu me reviens en tête comme une odeur de nicotine, des flashs me frappent l’ esprit quand je m’ y attend le moins, pourtant je sais que je ne reviendrai plus jamais vers toi, aujourd’ hui c’ est impossible...

 

Mon psychologue m’ a conseillé de faire le deuil, dans sa thérapie il était question de se rendre dans un endroit neutre, sans souvenirs communs, de rassembler les derniers souvenirs d’ elle et d' y mettre le feux, comme pour symboliser un détachement matériel donc émotionnel, je mis le feu à des photos,

une écharpe encore imbibée de son parfum que j’ ai senti pour la première fois quand elle secoua ses cheveux pour se recoiffer,

un bracelet en plastique, des tickets de cinéma et sa dernière lettre écrite pour moi et signée...

 

« je t’ ai aimé »

 

avant qu’ elle se jette du haut de son immeuble.